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À Los Angeles, une manifestante arbore une pancarte portant le nom de Neda. (Photo AFP/Mark Ralston

Iran

Le mot du jour : symbole

Depuis deux semaines, la répression s’abat sur l’Iran. Au moins dix-sept manifestants ont été tués et des centaines d’opposants arrêtés depuis le vote contesté des élections présidentielles. Neda est devenue le symbole de cette répression.

Le mot :
Symbole vient du latin « symbolus » qui veut dire signe de reconnaissance. Un symbole, c’est une personne, un objet ou une chose qui représente une idée ou quelque chose d’abstrait. La couleur verte est le symbole de l’espérance.

L’actu :
Neda Agha-Soltan a été tuée par balle lors des manifestations de samedi dernier à Téhéran, la capitale iranienne. La vidéo de sa mort a fait le tour de la planète. Depuis, Neda est devenue le symbole de la jeunesse iranienne en quête de changement. Le 12 juin, elle a voté Moussavi, comme les milliers de manifestants qui occupaient les rues de Téhéran ces derniers jours. Tous contestent les résultats de ce vote. Ils accusent les autorités de fraude et demandent l’annulation de ces élections.

En vain. Le guide suprême, le grand chef du pays Ali Khamenei, a soutenu Ahmadinejad, le président ultraconservateur réélu. Il a également interdit toutes les manifestations et rétorqué qu’il ne céderait pas à la pression de la rue.

Depuis, dix-sept Iraniens sont morts et des centaines de personnes ont été arrêtées lors des manifestations. Sans compter les 140 hommes politiques, journalistes et universitaires qui sont en prison. La télé, la radio et les journaux sont, quant à eux, muselés. Les journalistes étrangers ont tous été contraints de quitter l’Iran après le résultat du vote.

À l’évidence, l’oppression du gouvernement a porté ses fruits. Les gens ont peur. Aujourd’hui, face à la multitude de policiers dans les rues, les manifestants n’osent plus se regrouper. Mais les dirigeants de l’opposition iranienne se sont engagés à poursuivre la contestation devant les tribunaux. Ils demandent l’annulation de ces élections qu’ils jugent truquées.

Les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne ainsi que d’autres grandes puissances ont également critiqué les méthodes répressives du gouvernement iranien. Un soutien pour M. Moussavi, le candidat malheureux de ces élections.

le 25 juin 2009

Bénédicte Boucays



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