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Pollution

Il y a un an, le naufrage de l’Erika

Il y a tout juste un an, le naufrage du pétrolier Erika au large de la Bretagne entraînait une grave marée noire et… un beau mouvement de solidarité parmi les Français. Aujourd’hui, les plages sont à nouveau propres.

Plus de 400 km de côtes avaient été souillées par le pétrole de l’Erika, des dégâts aggravés par les tempêtes de fin décembre qui avaient étalé la marée noire. Munis de pelles et de seaux, des milliers de Français s’étaient alors rendus sur les plages pour essayer de retirer les plaques incrustées dans le sable. A cet élan de solidarité s’était ajouté un mouvement de colère contre l’entreprise pétrolière Total Fina, accusée d’avoir choisi un pétrolier en mauvais état pour faire des économies.
Aujourd’hui, le pétrole restant dans l’épave a été pompé. La plupart des plages sont propres, grâce au travail des hommes mais aussi de la mer qui a naturellement “ lessivé ” la marée noire. Plusieurs centaines de personnes continuent cependant de nettoyer certaines plages, notamment en Loire-Atlantique.
En revanche, de nombreuses victimes de la marée noire n’ont toujours pas indemnisées. Ce sont des pêcheurs, des restaurateurs qui ont perdu des recettes et des clients à cause de la catastrophe. Et qui ont demandé réparation, c’est-à-dire le versement d’une somme pour rattraper leurs pertes. Cet argent doit être versé par un organisme, le FIPOL, qui représente l’industrie pétrolière. Mais l’étude des demandes d’indemnisation est très lente, trop lente pour certains qui menacent de se révolter. De leur côté, certaines communes poursuivent en justice la compagnie pétrolière Total Fina et lui demandent de leur verser plusieurs dizaines de millions de francs. Mais jusqu’à maintenant, ces demandes n’ont toujours été satisfaites.

Lis aussi l’article Le tourisme, grande victime de l’Erika

le 13 décembre 2000

la rédac



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