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Paris, capitale de la mode

Jusqu’à mercredi, les plus grands noms de la haute-couture présentent leurs collections printemps/été 2005 dans les palaces parisiens. Chanel, Dior, ou encore Jean Paul Gaultier sont au rendez-vous malgré les difficultés que rencontre ce secteur de la mode et du luxe.

Pour acheter un pantalon, tu pousses la porte d’une boutique de vêtement. Le modèle qui te plaît est présenté en plusieurs exemplaires selon des tailles standards (34,36,38…). Il a été fabriqué en usine pour toi et des centaines d’autres acheteurs. C’est du prêt-à-porter. La « haute couture » fonctionne très différemment. Chaque modèle est original. Le vêtement est conçu pour un client ou, plus généralement, une cliente unique. Il est donc taillé sur mesure et doit effacer toutes les imperfections de la personne qui le porte. Cette « œuvre d’art » a un prix : plusieurs milliers d’euros.
La haute couture est né à Paris en 1858. Ce savoir-faire typiquement français répond à des règles strictes : pour qu’une entreprise puisse prétendre faire de la haute-couture, elle doit employer un minimum de 15 personnes dans les ateliers et doit présenter à Paris, chaque saison, devant une assemblée de journalistes, au moins 25 tenues. Chacun de ces modèles doit être fait à la main et sur mesure.
Dans les années 1950, on comptait une vingtaine de maisons de haute couture. En 2005, elles ne sont plus… que dix ! Et les clientes qui étaient 15000 sont, aujourd’hui, moins de1500. Car la haute-couture appartient davantage au passé qu’au présent : le temps n’est plus où les « grandes dames » étaient prêtes à dépenser une fortune pour être les plus bellesâ€

le 25 janvier 2005

la rédac



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