Le Petit Reporteur de l'été
De Saïgon à Sainte-Livrade
Cet été, les lecteurs du hors série jeux des Clés de l'actualité junior étaient invités à jouer au petit reporteur. Les 10 reportages préférés d'un jury composé des journalistes de la rédaction, d'un conseiller scientifique et présidé par le directeur général de Milan presse, ont été récompensés. Les résultats complets sont parus dans le numéro 532 de l'hebdomadaire. Il était convenu que le reportage du lauréat serait mis en ligne sur le site du journal aujourd'hui.
Durant l'été, à l'ouest du Lot-et-Garonne, j'ai découvert la jolie commune française de Sainte-Livrade-sur-Lot qui nous replonge au coeur d'un autre pays : le Vietnam.En 1956, au moment de l'indépendance du Vietnam, 1200 Français d'Indochine ont été obligés de quitter leur pays et se sont installés au camp militaire de Sainte-Livrade. Pour en savoir davantage, j'ai eu la chance d'interroger Thierry G. dont la grand-mère a vécu 45 ans dans ce camp.
Pourquoi avoir choisi ce village ?
T.G : C'était un camp militaire inoccupé, donc, au départ, c'était une solution d'attente.
Comment la vie s'est-elle organisée ensuite ?
T.G : Chaque famille a eu un appartement. Des commerces vietnamiens se sont installés. Les réfugiés ont commencé à faire des cultures de légumes vietnamiens.
Les Vietnamiens ont-ils été bien accueillis par les gens du village ?
T.G : Ouis, ils ont été bien accueillis. Les Français ont même adapté leurs cultures pour faire du commerce (riz, soja...).
Est-ce que la vie a changé depuis l'arrivée des Vietnamiens ?
T.G : En 1956, les cantonnements étaient découpés en 300 logements de 2, 3 ou 4 pièces. Il n'y avait ni salle de bains, ni eau chaude et les toilettes étaient dehors. Puis, les logements ont été équipés de chauffage et chaque habitant a entretenu son coin de terre du mieux qu'il le pouvait. La plupart des bâtiments restent semblables : toujours les mêmes maisons et boutiques assiatiques.
Est-ce la seule ville de France qui a accueilli des Vietnamiens ?
T. G : Non, il y en a une autre dans le sud-est de la France.
Le 15 août 2006, le CAFI (Centre d'accueil des Français d'Indochine) a fêté ses 50 ans
le 30 septembre 2006













