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La tempête, un an après

Il y a tout juste un an, 2 tempêtes très violentes faisaient 92 morts et ravageaient une partie de la forêt française. Aujourd’hui, les dégâts sont encore visibles.

Certaines grandes forêts et des sites prestigieux comme le parc du château de Versailles ont commencé à être restaurés quelques jours seulement après la tempête. Mais dans de nombreux endroits, rien n’a été fait. Car les 3/4 des propriétaires de forêt disposent de moins d’un hectare de terrain. Beaucoup n’avaient pas d’assurance, c’est-à-dire une protection qui leur permet de recevoir de l’argent pour réparer les dégâts dus à la tempête. Et faute de moyens, ils ont laissé leurs arbres à l’abandon. Les entreprises forestières, elles, avaient acheté une assurance, mais elles ont quand même perdu beaucoup d’argent. Car le prix de vente du bois a beaucoup baissé après la catastrophe. Elles ont été obligées de vendre en hâte et à prix réduit des quantités énormes de bois avant qu’il ne pourrisse.
Toits envolés, voitures abîmés… 10% des Français ont souffert de la tempête. Aujourd’hui, 9 familles sur 10 et 4 entreprises sur 5 ont vu leur demande de remboursement satisfaites. Désormais, il reste surtout à replanter, une tâche immense qui devrait commencer à la mi-2001 et s’étaler sur 10 ans. La tempête a d’ailleurs contraint les forestiers à modifier en partie leurs habitudes. Finis les massifs serrés qui offrent une trop grande prise au vent. Lors du reboisement, les espèces vont être davantage mélangées. Cette décision devrait ravir les protecteurs de l’environnement qui reprochent aux forestiers de faire pousser des forêts composées seulement d’une ou 2 espèces comme le pin ou le chêne. Et ainsi de nous proposer des paysages un peu monotones…

le 27 décembre 2000

la rédac



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