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La restauration des animaux

À l’occasion de sa nouvelle exposition, le Muséum d’histoire naturelle de Paris expose des centaines de nouveaux animaux. Jusqu’à présent, nombre d’entre eux dépérissaient dans une zoothèque empoussiérée et ouverte aux vents. Les taxidermistes, spécialistes de la conservation d’animaux ont travaillé pendant des mois pour les restaurer.

L’ouverture, en 1994, de la Grande galerie de l’évolution du Jardin des plantes de Paris, où est exposée une partie de la collection d’animaux du Muséum d’histoire naturelle, a permis à des centaines d’animaux naturalisés d’être restaurés. La naturalisation est un procédé qui permet de conserver des animaux morts en préservant leur aspect naturel. Le Muséum possède des milliers d’animaux ainsi conservés. Mais nombre d’entre eux sont entreposés dans de mauvaises conditions. Certains sont décolorés par la lumière, d’autres sont souillés par des fientes d’oiseau, d’autres encore ont pris l’humidité. déjà en 1990, Les taxidermistes du Muséum ont ainsi du redonner un peu d’éclat à 120 grands animaux. Ils en ont sauvé 110 et amélioré par la même occasion leurs techniques.
Pour la nouvelle exposition, ils ont également pu naturaliser de nouvelles bêtes. Des poussins de manchot, un ours brun d’Alaska et même le panda du zoo de Vincennes, mort l’an dernier ont ainsi repris vie sous leur doigts. Pour préserver ces animaux, les taxidermistes ôtent la peau de l’animal. Puis ils fabriquent un mannequin de la forme et de la taille de l’animal. Autrefois, ce mannequin était en bois et en paille. Aujourd’hui, il est réalisé dans des matériaux légers comme la mousse de polyuréthane. La peau est ensuite plongée dans des bains chimiques avant d’être tannée afin d’éviter qu’elle ne pourrisse ou perde ses couleurs. Les invertébrés (serpents, lézards…) sont, eux, conservés dans des bocaux. Et les insectes le plus souvent séchés.

le 11 décembre 2000

la rédac



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